fbpx

Travail collaboratif et performance : mode d’emploi

Accueil >  Blog >  Futur du travail >  Travail collaboratif et performance : mode d’emploi

« Houston, nous avons un problème »

Apollo 13 avait accompli plus de la moitié de son voyage vers la Lune pour ce qui devait être une mission de routine, lorsque les évènements ont pris une toute autre tournure. L’un des deux réservoirs d’oxygène du vaisseau spatial explose et en moins de 3 heures, toutes les réserves d’oxygène sont épuisées. 

La situation est critique, le temps est compté et il n’y a aucune marge d’erreur possible. Une équipe d’ingénieurs de la NASA a pourtant réussi à résoudre le problème et a inventé  une solution permettant à l’équipage de piloter le vaisseau endommagé jusqu’à la Terre. 

Ce qui aurait pu se transformer en un potentiel désastre est devenu un véritable éloge de l’efficacité du travail collaboratif. Dans cet article, nous vous donnons les clés pour répliquer le miracle d’intelligence collective de la mission Apollo 13. Le tout, sans mettre en péril vos collaborateurs !

 

Travail collaboratif et performance : mode d’emploi

 

Pourquoi le travail collaboratif booste-t-il les performances individuelles et collectives ?

Tout le monde n’est pas fan de travail collaboratif. Il existe même un terme en anglais pour désigner la phobie du travail en équipe : la grouphate

Fait intéressant : cette phobie serait plus facile à surmonter lorsque l’on a développé très tôt l’habitude de collaborer. Notamment durant ses études, en privilégiant la formation par cohortes. C’est aussi le cas lorsque le travail en équipe est bien encadré, couplé à des objectifs réalistes. Mais nous reviendrons aux conditions propices au travail collaboratif un peu plus tard. 

Commençons par nous pencher sur les avantages à opter pour le travail en groupe. Cette configuration permet en effet de booster les performances, aussi bien individuelles que collectives car : 

  • Le groupe a toujours plus d’expérience et de connaissances qu’un seul individu. Le travail collaboratif permet essentiellement de regrouper les ressources. Et donc, à chaque participant comme à l’organisation dans sa globalité d’accéder à une plus grande variété de parcours et de savoirs ;
  • L’émulation stimule la créativité. Cette mise en commun des ressources permet de trouver des solutions plus créatives. L’effet du collectif est également un puissant moteur d’émulation, qui encourage chaque membre à se dépasser et à contribuer au succès du projet ;
  • Le travail collaboratif favorise l’apprentissage. On se souvient mieux des discussions de groupe. La formation ou le travail en cohortes favorise ainsi la compréhension et la rétention de nouvelles informations ;
  • Le groupe agit comme un révélateur. Les membres du groupe acquièrent également une meilleure connaissance et compréhension d’eux-mêmes. Se confronter à d’autres personnes leur permet d’obtenir une image plus précise de leurs forces et de leurs faiblesses. Les feedbacks qu’ils reçoivent au sein du groupe sont autant d’opportunités de valoriser les premières, tout en renforçant les secondes. 
  • Le travail collaboratif fait aussi partie des 10 soft skills les plus recherchés par les employeurs. 

Booster les effets du travail collaboratif 

Bien sûr, le travail collaboratif ne présente pas que des avantages. Il présente aussi certains risques, notamment ceux qui découlent de la pression du groupe. Certains membres peuvent ainsi se sentir obligés de se conformer à l’opinion de la majorité pour éviter les conflits. D’autres peuvent dominer les échanges, ou compter sur les autres pour accomplir le gros du travail. 

Afin d’éviter que ces biais ne viennent fragiliser l’intelligence collective, voici 4 bonnes pratiques pour booster les performances du groupe. 

1. Travail collaboratif = ownership

Donner un maximum de responsabilité aux membres du groupe permet d’éviter de brider leur créativité et intelligence collective. 

C’est aussi un excellent moyen de les motiver et de leur permettre de voir la mission qui leur est confiée sous un nouvel angle. La motivation intrinsèque est en effet reconnue pour être bien plus puissante que la motivation extrinsèque. 

2. Faciliter la communication

La communication est l’un des facteurs critiques contribuant aux performances et à la productivité du travail collaboratif. Sans une communication efficace et transparente, le partage des informations et l’élaboration de nouvelles idées ne seront tout simplement pas possibles. 

Assurez-vous d’offrir à votre équipe des outils pertinents pour faciliter leurs échanges (en présentiel ou à distance). Le même principe s’applique également à la communication entre le groupe et vous. Soyez le plus précis possible sur les attentes que vous avez concernant le travail qui leur a été confié. Et organisez des points réguliers pour vous assurer qu’il aille dans la bonne direction. 

3. Identifier les forces et les faiblesses du groupe

La puissance du travail collaboratif peut parfois se révéler être son talon d’Achille. L’addition de cerveaux œuvrant à résoudre le même problème permet de mettre en commun les connaissances et les réflexions. Mais le travail en groupe implique également d’additionner les faiblesses et les biais de chacun. 

L’épine dorsale du travail collaboratif, c’est la répartition des tâches. Si l’organisation du groupe ne doit pas forcément être hiérarchique, il est important de valoriser les forces de chacun en les mobilisant sur des activités pertinentes. Mais aussi, de tenir compte de leurs faiblesses en les associant, par exemple, à un autre membre plus expérimenté ou à l’aise dans ce domaine.

4. Guider sans micromanager

La pire chose que vous puissiez faire est d’entraver la créativité et l’efficacité de votre équipe. En tant que leader, il peut être tentant d’intervenir et d’apporter des conseils. Mais vous risquez de bloquer la dynamique d’un groupe. Ou pire, d’orienter le travail des collaborateurs dans une direction qui n’est pas pertinente !

S’il est important de donner des feedbacks et d’encourager le travail collaboratif, mieux vaut se manifester le plus rarement possible. L’idée est donc de trouver le bon équilibre pour booster les performances de votre équipe, sans que vos interventions ne deviennent contre-productives.

Abonnez vous à la newsletter BOOST, l’email qui fait du bien à votre carrière.