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EdTech : toutes les tendances à connaître
pour préparer 2023

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pour préparer 2023

L’économie de la connaissance et le secteur de la formation ont radicalement changé ces dernières années. Face à la pandémie, ce sont plus de 1,3 milliards d’apprenants à travers le monde qui ont dû changer leurs habitudes. Les acteurs traditionnels de l’éducation ont donc bien été obligés d’adopter à marche forcée les outils de l’EdTech (pour Educational Technologies). 

Mais les inscriptions sur les plateformes de formation privées ont également explosé ces dernières années.

Cette migration accélérée vers les espaces digitaux a-t-elle été bénéfique pour les étudiants comme les enseignants ? Quelles sont les grandes tendances de l’EdTech et comment transforment-elles notre manière d’apprendre ? Et surtout, alors que le marché des technologies éducatives devrait atteindre plus de 377 milliards de dollars d’ici 2028, quels sont les défis que devra surmonter le secteur dans les prochaines années ?

 

Tendances EdTech : tout savoir pour 2023

 

Qu’est-ce qu’Edtech ?

L’EdTech est un terme qui désigne tout simplement l’incursion des nouvelles technologies dans le secteur éducatif. Un concept assez large, qui peut aller de la numérisation des ressources pédagogiques à la gamification des contenus ou même l’utilisation de casques de réalité augmentée dans les salles de classe. 

Et il semblerait que l’EdTech soit loin d’être une tendance passagère ou une simple conjoncture poussée par la pandémie. 92 % des enseignants pensent que la technologie va avoir un impact majeur sur la façon dont seront transmises les connaissances dans un avenir proche. Il apparaît donc essentiel de comprendre les avantages que l’EdTech apporte à tous les acteurs de l’enseignement. 

 

Pourquoi l’Edtech est-elle si importante ?

L’EdTech représente de nombreux avantages, à la fois pour les enseignants et les apprenants. Pour les uns, elle représente un médium de communication plus efficace. Mais aussi – et surtout – la possibilité de toucher un public plus large. Pour les autres, les nouvelles technologies offrent l’opportunité d’apprendre à son rythme et donc de pouvoir adapter le matériel pédagogique à ses préférences ou à son mode d’intelligence (visuelle, auditive, créative, expérimentale, etc.)

Plus globalement, l’EdTech est reconnue pour : 

  • Améliorer la compréhension et la rétention d’informations. Des outils comme la réalité augmentée peuvent par exemple faciliter la compréhension de concepts abstraits en les mettant en situation. La gamification peut quant à elle augmenter l’adhésion des élèves à l’apprentissage de matières plus austères (comme les mathématiques). 
  • Améliorer l’expérience d’apprentissage. La technologie peut rendre l’éducation plus ludique, notamment en multipliant les formats d’apprentissage. L’introduction de contenus comme les podcasts, les tutoriels vidéos ou les livres électroniques cassent avec la monotonie des cours magistraux classiques. 
  • Faciliter les collaborations. L’EdTech permet de réunir professeurs et élèves où qu’ils se trouvent, de manière synchrone ou asynchrone. Elle facilite les projets de groupe et le partage de connaissances via les forums, le chat en ligne, etc.
  • Personnaliser l’apprentissage et booster l’engagement des étudiants. Les nouvelles technologies permettent la création de supports éducatifs sur mesure. Elles s’adaptent bien mieux aux besoins et contraintes individuelles. Et de ce fait, elles augmentent l’engagement des étudiants, plus à l’aise et enthousiastes que dans un cadre formaté qui leur convient moins. 

 

Les grandes tendances de l’EdTech avec lesquelles il faudra composer en 2023

L’EdTech évolue main dans la main avec le secteur des nouvelles technologies. À mesure que de nouvelles tendances émergent dans le second, la première adapte ses nouveaux outils aux objectifs de transmission d’informations et de compétences.  

Voici les 4 plus importantes à connaître et intégrer dans sa salle de classe ou au cœur de sa formation digitale. 

1. L’apprentissage immersif 

L’une des plus grandes avancées permises par l’EdTech est de pouvoir immerger les étudiants dans un environnement propice à la compréhension et l’expérimentation de nouveaux concepts. C’est ce que l’on appelle l’apprentissage immersif, ou immersive learning

L’année 2023 verra sans nul doute une plus grande intégration de l’Extended Reality dans l’expérience d’apprentissage. En mêlant réalité augmentée, virtuelle et réalité mixte, les enseignants pourront créer un environnement plus immersif et interactif. Une avancée qui permettra aux étudiants de visualiser et d’expérimenter de nouveaux concepts en temps réel. 

Selon une étude réalisée par PwC, la technologie VR permet aux étudiants d’apprendre plus (de nouveaux matériaux), plus rapidement. Cette tendance EdTech sera encore plus présente dans les verticales techniques ou risquées. Les simulations permettront en effet de pratiquer des gestes complexes tout en éliminant le risque (de blessures, de dommages matériels, etc.)

2. La gamification 

Moins technologique, la gamification consiste tout simplement à intégrer des éléments de jeu (essentiellement vidéo) dans les salles de classe. Elle peut prendre la forme de défis ludiques, mais aussi de systèmes de points et de récompenses pour motiver les étudiants. Des applications comme ClassDojo permettent notamment d’ajouter un élément de gamification basé sur l’attribution de points dans presque toutes les disciplines.  

Pour les enseignants, la gamification sera aussi un excellent médium pour évaluer la progression des apprenants. Et ce, de manière plus bienveillante et moins stigmatisante que le système de notes classique. 

3. Big Data, blockchain et communauté

Le secteur de l’enseignement utilise déjà le Big Data pour collecter et analyser les données de ses étudiants. Son usage sera de plus en plus intensif, notamment pour adapter le matériel éducatif et offrir des supports personnalisés. Les enseignants pourront également s’adosser à la donnée pour suivre l’engagement de leurs élèves, et ainsi modifier leur curriculum ou proposer des activités plus pertinentes. 

Dans cette perspective, la protection des données sera un enjeu de taille. Il sera notamment adressé via la technologie Blockchain. Elle permettra notamment de sécuriser les diplômes et de gérer les questions d’authentification et d’accès au contenu pédagogique. 

Plus globalement, la blockchain et ses différentes applications (comme les NFT ou encore le Web3) continueront de façonner l’avenir de l’EdTech. Elle l’orientera notamment vers une acceptation toujours plus communautaire de l’éducation, en particulier en ligne. Des modèles d’université 100 % digitale comme Invisible College devraient ainsi continuer d’essaimer. Ils donneront un plus grand pouvoir aux étudiants, qui pourront façonner leur cursus via les DAO (Decentralized Autonomous Organisations). Mais aussi, les incentiver en transformant les frais d’inscriptions en jetons non fongibles, dont la valeur augmentera avec la notoriété de la formation.  

4. L’intelligence artificielle 

L’intelligence artificielle permettra de passer à un niveau supérieur en matière de personnalisation de l’EdTech. Les logiciels d’IA pourront en effet analyser d’énormes volumes de données pour créer des modèles d’apprentissage plus performants et adaptatifs. Selon une récente étude menée par Microsoft aux Etats-Unis, elle est déjà utilisée par 92 % des enseignants. Et 15 % des sondés la qualifient de “game changer”. 

Des plateformes comme Century Tech ont déjà développé des outils d’IA adossés à la science du comportement. Elles permettent d’or et déjà de combler nos lacunes en matière de fonctions cognitives et de rétention des informations. De son côté, l’application Elsa facilite l’apprentissage des langues en donnant confiance à ses utilisateurs. Grâce à son assistant alimenté par l’IA, elle analyse la prononciation des apprenants et identifie les domaines d’amélioration. 

 

Les défis que l’EdTech devra relever pour s’imposer

Si l’EdTech s’est progressivement imposée, notamment suite au Covid, son adoption reste encore inégale. Parmi les défis qu’elle devra relever dans les prochaines années, il faut mentionner : 

Le manque d’alignement entre les développeurs et les enseignants

Il existe encore un véritable fossé entre les ambitions de développement des entreprises de l’EdTech et le corps enseignant. Ce dernier évolue plus lentement, et est naturellement plus méfiant sur l’impact et les bienfaits des nouvelles technologies éducatives. 

Plutôt que de se précipiter pour créer des outils fondés sur des hypothèses, les développeurs devront mieux prendre en compte les besoins et pratiques réelles des enseignants et étudiants. 

Une  faible adoption et rétention

L’adoption des solutions de Edtech reste encore assez faible, en partie en raison du manque de maturité du marché. Mais aussi, des réticences émises par le secteur éducatif. La résistance au changement est un phénomène courant dans tous les domaines. Elle l’est d’autant plus quand les technologies utilisées n’ont pas encore eu le temps de collecter suffisamment de données pour prouver leurs effets. 

Les acteurs de l’EdTech devront donc se concentrer sur l’évaluation de leurs résultats et fournir des preuves concrètes de leur impact. Pour booster l’adoption de leurs solutions, ils devront également travailler l’engagement de leurs futurs utilisateurs. 

Une lente monétisation

L’objectif de croissance est assez simple à atteindre pour les startups de l’EdTech. C’est plutôt le défi de la monétisation qui pose problème, notamment dans un domaine qui, dans de nombreux pays, est historiquement gratuit. Ces difficultés pour monétiser une large base d’utilisateurs concernent même les géants du secteur, comme Coursera

L’enjeu sera donc pour les entreprises EdTech de penser des modèles économiques durables. Certaines pourront faire le choix de proposer leur solution gratuitement aux établissements, tout en facturant le matériel ou les options supplémentaires aux parents qui le souhaitent. Mais c’est certainement le marché de la formation professionnelle qui devrait se révéler le plus lucratif. Amazon a déjà dépensé plus de 700 millions de dollars pour la formation de ses employés. Et PwC a annoncé un budget de 3 milliards de dollars pour le perfectionnement des compétences de ses équipes au cours des 3 à 4 prochaines années.

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