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Syndrome du petit chef : 5 conseils pour l'éviter

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Qui dans son parcours professionnel n’a jamais rencontré chez un manager le syndrome du petit chef ? Autoritaires, condescendants et « control freaks », ces chefaillons ont un impact très nuisible sur le reste des collaborateurs : conflits, stress, démotivation… pouvant entraîner burn-out et démissions. Qu’est-ce qui caractérise le petit chef ? Comment éviter de le devenir et bien manager son équipe, être un bon leader ? Car si ce syndrome touche plus souvent les jeunes managers avides de reconnaissance et désireux de faire leurs preuves, nul n’est à l’abri d’incarner un jour l’un des nombreux travers du petit chef.

syndrome du petit chef

Syndrome du petit chef : explications

L’expression « petit chef » est issue du monde militaire, où les mots ordre et discipline sont maîtres. Le petit chef est un manager imbu de pouvoir, à tendance tyrannique, qui use de son titre pour imposer. Un biais souvent dû à un manque d’expérience et de confiance en soi, et à une incapacité à gérer la pression. Si chaque petit chef a sa propre façon de se comporter, tous partagent certains attributs.

Autorité exacerbée

Le petit chef cherche à intimider pour s’imposer et se faire respecter. Il accepte mal la contradiction et n’hésite pas à rappeler qui décide. Il est directif et ne s’embarrasse ni des contraintes des autres, ni de s’assurer que son équipe saisisse le sens des tâches à exécuter.

Besoin de tout contrôler

Ne sachant pas faire confiance à son équipe, il peine à déléguer et essaye de tout gérer. Il vérifie ce que font ses collaborateurs, ne leur laisse aucune initiative et demande à tout valider par peur d’être mal jugé en tant que responsable d’équipe.

Incapacité à partager et à écouter

Le petit chef a tendance à faire de la rétention d’information, car détenir des informations sans les partager, c’est garder le pouvoir et s’éviter d’être contredit. Il ne prend pas en compte l’avis ou les propositions de ses collaborateurs.

Arrogance et difficulté à se remettre en question

Il a toujours raison, a du mal à reconnaître ses erreurs, ne prend pas ses responsabilités et trouvera toujours un coupable à blâmer. Il est incapable de prendre du recul et peut humilier publiquement les membres de son équipe.

Tendance à fragiliser et exposer son équipe

« Diviser pour mieux régner » : le petit chef peut se montrer clivant, opposer les membres de son équipe ou créer des malaises pour se mettre dans une position dominante. Il pointe les faiblesses et les problèmes plutôt que les aptitudes et les solutions. Il ne défend pas son équipe auprès de la hiérarchie, pour n’endosser aucune responsabilité.

5 conseils pour échapper au syndrome du petit chef

Une étude Gallup menée dans 195 pays auprès de 27 millions d’employés révèle qu’1 sur 2 a déjà quitté un poste pour échapper à son manager : des résultats attestant que le syndrome du petit chef n’est pas un sujet à négliger.

#1 Apprendre à (bien) manager

Un excellent exécutant ne fait pas nécessairement un bon manager : prendre un poste de management, c’est aussi apprendre un autre métier qui exige de nouvelles compétences. L’idéal est de passer par une formation, pour apprendre à gérer ses collaborateurs et à développer ses soft skills, comme le Programme Manager de l’EDHEC Business School 100% Online ou en Blended Learning. Le coaching est également une solution ; un accompagnement inclus dans les formations EDHEC Online.

#2 Prendre de la hauteur

Le manager est évalué à la fois sur ses performances et celles de son équipe. Inutile de stresser vos collaborateurs et de leur mettre de la pression pour montrer des résultats à la direction : les conséquences seront négatives. Acceptez simplement que vos collaborateurs ne raisonnent pas forcément comme vous, que chacun a sa façon de travailler et de réagir. Laissez le temps, les échanges et l’expérience faire leur travail. Et consentez à vous remettre en question lorsque les choses ne fonctionnent pas ou qu’une erreur a été commise.

#3 Communiquer intelligemment

Pour gagner la confiance de ses équipes, une bonne communication managériale est fondamentale. C’est pourquoi il est essentiel de partager les informations à bon escient, de faire des feedbacks et des points réguliers pour échanger et écouter ses collaborateurs. En cas de problème, invitez votre équipe à réfléchir pour trouver les solutions.

#4 Déléguer

Manager n’est pas synonyme de commander, c’est installer une relation de confiance réciproque avec ses collaborateurs et encourager l’autonomie. Comment ? En leur confiant des responsabilités et en encourageant leur initiative pour les impliquer, en ne s’attribuant pas les succès mais en reconnaissant et récompensant les réussites collectives.

#5 Engager, fédérer et faire évoluer son équipe

Un bon manager cherche à créer une synergie au sein de son équipe et à stimuler l’intelligence collective en donnant un sens aux objectifs. Contrairement au petit chef qui préfère garder sous la main les collaborateurs efficaces pour ne pas se priver de leurs compétences, sachez reconnaître les talents et les faire évoluer.

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