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Management : pourquoi et comment
devenir agile à l'ère du numérique

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devenir agile à l'ère du numérique

Retour sur la conférence Grands témoins 2019 à Nice : témoignage de cinq invités autour du thème : comment le numérique réinvente les codes du management ?  L’arrivée sur le marché du travail des générations Y et Z offre de nouvelles opportunités aux entreprises à condition d’adapter le management. Cinq dirigeants d’entreprises partenaires de l’EDHEC ont été invité à la 6e rencontre Grands Témoins de l’EDHEC Business School à Nice. Un événement organisé à l’occasion de la remise des diplômes 2019 du Programme Manager à distance, une formation désormais proposée 100 % Online ou en Blended Learning par EDHEC Online.

Le numérique a révolutionné l’entreprise, elle révolutionne aujourd’hui le management. Ultra-connectées, les générations Y et Z ont constamment besoin de comprendre le sens de leur mission. La relation à l’employeur est transformée : « Leurs grands-parents avaient un emploi à vie, leurs parents 7 emplois dans une vie, ils vivent avec l’idée d’avoir 7 emplois en même temps », déclare Thanh Nghiem, ingénieure et co-auteure du Manifeste du Crapaud fou avec le mathématicien Cédric Villani.

Ces nouveaux profils sont par définition agiles. Tout est basé sur l’envie, en particulier disposer des moyens pour reprendre le pouvoir dans les organisations. Toutefois, le management reste une donnée essentielle de l’équation.

Les entreprises se sont développées avec des hiérarchies. Et chacune d’elle repose sur un socle de valeurs communes, rappelle Éric Maupetit, EMEA leader VMware alliance chez IBM et ancien enseignant en marketing et management à l’EDHEC. Il faut s’appuyer sur les techniques de management. C’est le but des écoles de management de nous préparer.  

Start-up, PME ou grande entreprise : un défi pour tous

Pour l’entreprise centenaire comme IBM ou la startup spécialisée dans le mobile learning Teach on Mars, on quitte néanmoins un monde du travail totalement hiérarchisé. Les générations Y et Z aspirent à davantage de responsabilités et d’initiatives. Elles ont besoin d’autonomie. Ainsi, la peur de l’échec a disparu, les plans de carrière sont moins visibles, les envies sont plus prégnantes.

Les start-ups ont plus de facilités à répondre à ces évolutions. « Une start-up doit agir dans la vitesse. Elle se développe par du test and learn », explique Vincent Desnot, co-fondateur de Teach on Mars. Mais là encore, l’organisation est essentielle. Elle doit montrer l’exemple : « le manager doit faire et son management exprimer une vision forte ».

Chez l’éditeur de logiciels RH, Talensoft, Ségolène Finet, sa directrice marketing, revendique de ne pas être uniquement sur le résultat. « Nous avons tendance à réduire les objectifs. » La PME évolue en effet, sur un marché en forte croissance.

Or, « quand l’activité double de taille en un an, vous avez besoin de lead ». Aussi, Talensoft a retravaillé la fonction manager afin d’améliorer l’intégration des nouvelles générations. Par exemple, un Facebook d’entreprise a été créé pour échanger et aplanir les phénomènes de hiérarchie.

Renforcer la cohésion et partager des valeurs

Ce n’est pas la seule réponse apportée par Talensoft. L’éditeur a fait entrer plus de diversités dans les équipes. Et pour cause : « les générations Y et Z manifestent moins de peur mais elle sont aussi moins résistantes au stress que les précédentes caractérisées par une forte résilience », constate Ségolène Finet. Il y a aussi un besoin d’accompagnement. « Tous les 6 mois, on doit poser la question au collaborateur : où vas-tu ? », résume Ségolène Finet.

« Le besoin d’autonomie a toujours existé », tempère Jean-Louis Richard, vice-président communication, storytelling et context management chez Amadeus. Pour le leader des systèmes de ventes et de distribution de voyages, ce n’est pas un problème quand il y a un partage d’objectifs et de valeurs communes. Pour entretenir la culture d’entreprise, Amadeus mise sur les processus de recrutement.

En parallèle, il se veut pragmatique sur l’utilisation de ses propres outils informatiques au travail, même si cela un enjeu considérable pour la sécurité. « Il faut fixer des garde-fous, en particulier l’e-mail qui représente 1,5 million de messages par jour », annonce Jean-Louis Richard.

Et si la réponse était organisationnelle et plus globale ?

C’est la conviction de Thanh Nghiem avec les réflexions sur le modèle d’organisation Opale. L’évolution est considérée comme la raison d’être de l’entreprise. Elle est réalisée à deux niveaux. D’une part, le collaborateur doit pouvoir rester soi-même afin de faire bénéficier l’entreprise de son énergie et de sa motivation. Et d’autre part, la décision collégiale doit se développer par-delà les rapports hiérarchiques. Management : pourquoi et comment gagner en agilité à l’ère numérique ?

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